Accepter dans certains cas que l'attente ne cesse jamais, et ne pas pouvoir s'empêcher de se demander si, peut-être, on aurait dû dire les choses au lieu de ce taire.
Il faut accepter la fin brutale de l'espoir, le coup de couteau qui fends le coeur dans un point final prématuré.
Comment et pourquoi vouloir oublier? Cette histoire fait partie de moi, des moments d'amour intense aux mots les plus violents. Chaque minute que je me rappelle est une déchirure, puisqu'aucune n'aura jamais la chance d'exister encore, sauf dans ma mémoire. Des grains de neige comme des pointes d'acier, les yeux pleins d'eau, comme si le ciel pleurait la beauté et la tristesse ridicule de nos instants, volés, toujours. On tait l'effondrement, la chute, pour ne pas voir arriver la fin. On enfouit les certitudes, les rêves brisés, profond dans le sol humide de l'âme, sous la couche de feuilles mortes. Juste assez loin pour qu'ils puissent se réveiller, au cas où. Si seulement. Mais la vie s'en va, et il faut partir ailleurs, toujours ailleurs, abandonner et tout reconstruire, sans plus croire en rien.
* Dans les travers du temps je sais, je t'ai perdu, et tu l'as dit cent fois tu ne reviendras plus.